Logo CGbandeau avril 2015

contactnous contacter

logo facebook   logo twitter Instagram Logo

Lundi 25 janvier 2016 : Débat d'orientation budgétaire 2016

Séance du DOB vu den hautDébat d'orientation budgétaire 2016 : interrogations et inquiétudes.

Nous abordons cette première séquence budgétaire de la nouvelle majorité avec beaucoup d’interrogations et d’inquiétudes.

Nous nous félicitons de l’excellent héritage transmis par Didier GUILLAUME et son équipe. La situation de notre département est exceptionnelle, parmi les meilleures de France : une dette très faible et saine, une excellente capacité d’autofinancement, les fruits d’un grand sérieux budgétaire en maintenant un niveau d’investissement très important.

 Nous ne pouvons que déplorer l’enfermement de la majorité dans un discours fallacieux :
-  Oui, l’Etat baisse les dotations de 24 millions d’Euros sur 3 ans (comme l’aurait fait un gouvernement de droite, d’ailleurs), mais non il n’assomme pas notre département ! Ce qu’oublie de nous dire la majorité, c’est que ce même Etat assume mieux que jamais le transfert des compétences sociales : c’est 54 millions d’Euros supplémentaires, sur 3 ans, pour les Allocations individuelles de solidarité qui ont été versés. Les conséquences nationales sont donc limitées pour la Drôme.  
- Oui la progression de nos recettes ralentie légèrement, mais celles-ci restent tout de même en augmentation !  

Quand on fait les comptes, les marges de manœuvre pour agir existent toujours. Alors, laisser penser que notre département serait en difficulté ou menacé est faux ! Frilosité ou malveillance envers certains budgets qu’il faudrait réduire de grès ou de force ? Là est toute la question.

La Drôme a les moyens de maintenir une politique de solidarité digne de ce nom : pompiers, missions locales, prévention spécialisée, structures d’insertions, sorties scolaires (…). Nous sommes en totale désaccord avec toutes les réductions ou suppressions de moyens annoncées.  

Comment oser parler de « relance de l’investissement » et même de « new deal » quand on inscrit une baisse de l’investissement : 70 millions d’Euros envisagées pour 2016, un chiffre très inférieur à ce qui a été pratiqué ces 10 dernières années, avec plus de 830 millions d’euros (+ de 80 millions d’Euros / an en moyenne). C’est autant d’argent injecté dans notre économie locale, pour nos entreprises, pour l’emploi et pour les Drômois.

Nous demandons solennellement au Président du Conseil départemental de revoir sa copie et de préparer un budget 2016 qui réponde aux enjeux de notre département.

Nos élus sont intervenus en séance :

Pierre JOUVET Séance DOBPierre JOUVET, en réaction au discours du Président du Conseil départemental :
Monsieur le Président,  

Nous tenons tout d’abord à vous remercier, ainsi que Jacques Ladegaillerie, pour cette présentation du DOB, très attendu par tous les acteurs drômois.

Nous constatons tout comme vous, l’excellente santé financière du Département. C’est un fait unanimement reconnu, que nous tenons à souligner :
- 72M€ d’autofinancement brut fin 2015, « La Drôme conserve un niveau d’autofinancement important au regard des autres départements de sa strate », avec un « taux d’épargne brute de 16.4% en 2014, 8e meilleur ratio des départements » p. 45 du DOB
- 56M€ d’épargne nette
- « pour chaque niveau d’épargne le département de la Drôme présentait en 2014 la meilleure situation par rapport aux départements de son référentiel » p.44 du DOB
-  une capacité de désendettement de 1.42 année (contre 5 ans en moyenne)
-  une « dette faible et saine », de 130.2M€, « stable depuis 2011 », un encours de dette par habitant de 267€, « 2 fois inférieur à celui de sa strate » p.54 du DOB

Je ne referai pas l’exposé de la situation financière plus en détails, mais il me semblait essentiel de rappeler ces quelques chiffres pour poser le contexte budgétaire du débat d’aujourd’hui.

Le sérieux budgétaire de la gestion de Didier Guillaume et de son équipe est confirmé, comme l’avait prouvé l’adoption à l’unanimité du compte administratif 2014, avec 18.976 M€ d’excédent.  

Les budgets départementaux sont fortement contraints par les dépenses sociales : 60% environ.
Nous constatons notamment tous l’évolution constante des AIS, allocations individuelles de solidarités, dont le poids pèse lourdement sur le budget de notre collectivité. Le DOB reprend d’ailleurs p.12 une citation du rapport parlementaire de Mme Pires-Beaune qui constate que « les principales difficultés financières des départements concernent, en effet, le financement des allocations individuelles de solidarité ». Nous sommes d’ailleurs particulièrement attentifs aux discussions en cours entre l’ADF et le Gouvernement sur la recentralisation du RSA.

Vous prônez une « stricte maîtrise de la masse salariale » p.20 du DOB.
De nombreux efforts avaient été engagés par la précédente majorité et nous tenons d’ailleurs en remercier les agents départementaux qui ont su s’adapter malgré les difficultés parfois engendrées.
Monsieur le Vice-Président chargé du personnel, nous souhaiterions avoir quelques précisions sur les impacts d’une augmentation limitée à 1%, que nous avons du mal à comprendre.  

Un plan de 50 milliards d’économies sur la dépense publique a été annoncé par le Gouvernement sur 2015-2017, dont 11 milliards pour les collectivités locales. Les départements supportent 1/3 de la baisse de la DGF nationale. Concrètement pour la Drôme, la baisse de la DGF s’élève à 3.3M€ en 2014, 8.2M€ en 2015, 8.2M€ en 2016 et 8.2M€ en 2017, soit 24.6M€ sur les 3 premières années du mandat : 2015-2017.

Nous sommes tous d’accord pour participer au redressement essentiel des comptes publics des notre pays. Rappelons d’ailleurs que les candidats à la primaire à droite proposent des plans encore plus conséquents, de l’ordre de 100 à 150 milliards d’euros d’économies de la dépense publique. L’impact pour le département serait d’autant plus important, me semble-t-il… Parallèlement, le Gouvernement a reconnu les difficultés des départements suite au transfert de charges obligatoires, avec les AIS notamment. Des travaux de concertation ont été menés entre le Gouvernement et les associations d’élus (dont l’ADF) et des mesures ont été décidées dès l’été 2013 avec le Pacte de Matignon, et mises en oeuvre dans la Loi de finances pour 2014. Le tableau présenté p.21 du DOB montre l’évolution de la charge nette des dépenses sociales pour le Département : en 2013, elle se monte à 53M€. En 2014, elle est redescendue à 40M€ grâce aux mesures gouvernementales de la gauche. Alors, certes, les compensations ne sont pas suffisantes, mais reconnaissons les efforts du gouvernement de gauche pour y remédier !

Le tableau présenté p.33 du DOB montre l’évolution des recettes de fonctionnement. Nous pouvons constater que malgré la baisse de la DGF, les recettes du Département sont en hausse de +3M€.

RECETTES Prévisions DOB 2016
DGF -8.2M
TAXE FONCIER BATI +2.5M
DMTO +10M
CVAE -1.1M
TOTAL +3.2M      

-  Le relèvement du taux de DMTO (contre lequel plusieurs élus de l’actuelle majorité ont voté contre) à 4.5% permet une augmentation des recettes du Département : 59M€ attendus en 2015, soit +10M€ par rapport à 2014.
-  Le foncier bâti est désormais le seul levier fiscal restant pour les Départements, depuis la réforme de la fiscalité de 2010-2011 et la suppression de la taxe professionnelle. On voit que l’évolution du produit fiscal est imputable à l’évolution des bases, le taux étant maintenu à 15.51%. Nous nous interrogeons sur l’actualisation estimée à +1.4% (contre 3.2% en 2015), alors même les bases ne sont plus impactées par la Loi Scellier ?

Donc oui, les dotations sont en baisse, mais les ressources du Département sont en hausse, grâce notamment aux mesures prises par le Gouvernement en 2013 dans le cadre du Pacte de responsabilité avec les Départements. L’augmentation des recettes est certes ralentie, mais en progression, malgré la baisse de la DGF !

« Le Département dispose d’une marge de manœuvre grâce à son niveau d’endettement relativement faible » p.53 du DOB Vous le constatez, le Département de la Drôme a les moyens d’assurer sa double mission de garant de la solidarité humaine et territoriale. Monsieur le Président, vous parlez d’asphyxie par l’Etat, des difficultés auxquelles est confrontée le Département de la Drôme, mais permettez-nous de nous en étonner. La justification constante de la baisse des dotations aux collectivités est une parade pratique, mais elle ne correspond clairement pas à la réalité drômoise. Nous regrettons la catastrophisme constant que nous entendons partout.  

Vous évoquez un « new deal ». Permettez-moi de revenir sur cette politique interventionniste mise en place par le Président Roosevelt pour faire face à la grande dépression aux Etats-Unis.  

Vous annoncez « une politique ambitieuse favorisant le développement de l’activité économique et de l’emploi ». Nous partageons pleinement cet objectif, comme nous l’avons rappelé à plusieurs reprises. J’ai d’ailleurs relancé ma proposition que vous aviez accepté au Congrès des Maires de la Drôme, d’organiser une conférence départementale sur l’investissement public avec tous les acteurs concernés, afin de permettre d’avoir plus de visibilité sur les projets concrets mis en œuvre.
L’investissement doit être une préoccupation majeure pour le développement de nos territoires et de nos entreprises. Nous vous avions d’ailleurs proposé, lors du débat sur l’aide aux communes, une co-maîtrise d’ouvrage, pas seulement pour les 3 grandes villes, mais aussi pour les communautés de communes qui peuvent également porter des projets structurants, d’ampleur départementale.  

Vous avez fait plusieurs annonces, Monsieur le Président. Nous attendons maintenant le budget 2016 pour voir comment ses projets vont se concrétiser.  

Vous avez fait plusieurs annonces, mais nous nous interrogeons en constatant sur le tableau présentant le montant des dépenses directes réalisées en crédit de paiement, c’est-à-dire, ce qui se est réellement dépensé sur le territoire : En 2014 – dernière année de réalisation de la précédente majorité- ce sont 82M€ de dépenses directes. En 2015, 70M€. Le prévisionnel pour 2016 est en légère hausse par rapport à 2015, mais en dessous de la barre des 80M€ !  

Parler de new deal, c’est bien, mais le voir concrètement, c’est mieux !

Monsieur le Président, ce discours du DOB est en fait un discours d’intronisation qui aurait dû avoir lieu le jour de votre élection, pour fixer un cap. Nous avons perdu du temps, alors que les entreprises ont besoin maintenant de concret.

De grandes annonces ont été faites, mais nous entendons aussi l’inquiétude des territoires : sur l’aide aux associations, sur l’accompagnement des missions locales, sur la politique jeunesse…  

Nous voulons des politiques publiques efficaces et utiles, garantes des solidarités humaines et territoriales.

Lundi 29 juin 2015 : Vote du compte administratif 2014 et du budget supplémentaire 2015

Pierre JouvetL’excellent bilan de Didier Guillaume et de la majorité sortante

Lors de la séance du 29 juin, le compte administratif a été présenté aux élus de la nouvelle Assemblée départementale. Cet exercice comptable indique avec précision les dépenses réelles et les recettes perçues. Le CA 2014 est en fait la dernière photographie budgétaire du mandat de l’équipe de l’ancienne majorité conduite par Didier GUILLAUME.  

Ce CA 2014 met en évidence de bons résultats financiers, un très faible endettement, des marges de manœuvre pour agir et continuer à investir pour nos territoires.

L’heure est donc au bilan et à la transmission. Nous sommes très fiers du travail accompli ces dernières années et des très nombreux projets menés ou en cours de réalisation. Nous avons désendetté le Département et le transmettons dans une excellente santé financière à la nouvelle Majorité.

La droite départementale a dénigré notre bilan pendant la campagne électorale. Elle est aujourd’hui face à ses contradictions, devant la qualité incontestable et très largement reconnue de notre bilan :  
-  tous les territoires ont été soutenus équitablement dans leurs projets et leur développement
-  une gestion rigoureuse des dépenses a permis de garantir des finances extrêmement saines
-  le recours à la fiscalité a été utilisé avec grande précaution et grand respect des contribuables
-  nous assumons la politique de solidarité qui a été menée pour accompagner les Drômois les plus fragiles, les personnes âgées, handicapées, en recherche d’emploi, les familles…  

Voilà la vérité sur le bilan de la gauche. Dans les prochains mois, nous serons extrêmement vigilants : la Drôme doit garder une situation financière exceptionnelle, préserver son rayonnement économique et culturel, maintenir son dynamisme. Nous serons les garants de l’intérêt général et de la poursuite d’une action au service de tous les drômois. C’est dans cet état d’esprit que notre groupe siégera dans l’Assemblée Départementale tout au long du mandat et comme il l’a toujours fait.

Nos interventions, en séance :

photo Anna Place en séanceEn ce début de séance publique, Bernard BUIS et Anna PLACE interviennent pour rappeler au Président du Conseil Départemental son engagement d’inviter systématiquement les Conseillers départementaux de l’opposition lors de ses déplacement sur leurs cantons. Promesse qui tarde à se mettre en place…





 




pierre combes
Pierre COMBES, au nom du groupe d’opposition, salue l’excellent bilan de Didier Guillaume et de son équipe. Le compte administratif présenté aujourd’hui est la dernière photographie de l’action de la majorité sortante : nous sommes très fiers de léguer une situation saine et confortable à la nouvelle majorité, grâce à une gestion rigoureuse et volontariste (aucun emprunt toxique, une dette faible, un excédent global en 2014 de 18,98 millions d’Euros…).

Bernard BUIS met l'accent sur la priorité donnée à l'investissement lors du dernier mandat avec plus d'1,4 milliards d'Euros injectés dans l'économie drômoise, avec 75% des marchés publics remportés par des entreprises locales (rénovations et constructions de collèges, infrastructures routières importantes, Pôle Ecotox, chantier du numérique...). Tous les territoires ont bénéficié de cette politique volontariste.





Pierre Jouvet
Pierre JOUVET prend acte du vote à l’unanimité du compte administratif par l’Assemblée départementale. Il rappelle les dérapages sur les tracts de la droite pendant les dernières élections. « Aujourd’hui, la vérité sur le bilan de la gauche est rétablie : c’est incontestablement un excellent bilan adopté par l’ensemble des Conseillers Départementaux de l’Assemblée départementale. Monsieur Daragon, rien ne sert d’accuser les autres de matraquage fiscal pour ensuite augmenter la fiscalité lorsque que l’on est aux responsabilités. La vérité, c’est que Didier Guillaume et l’ancienne majorité n’ont pas augmenté les taux d’imposition ces 4 dernières années, en ce qui vous concerne, vous l’avez fait la semaine dernière dans votre agglomération ! La politique, cela ne doit pas être simplement des mots, les citoyens attendent de la sincérité et des actes ! »


Gérard CHAUMONTETGérard CHAUMONTET annonce que le groupe d’opposition votera en faveur du budget supplémentaire 2015 qui est proposé aujourd’hui. « Nous votons ce budget, par cohérence, car il s’inscrit dans la continuité de l’action de Didier GUILLAUME et de la majorité précédente. Cependant, nous serons extrêmement vigilants sur l’action de la majorité dans les prochains mois. Nous ressentons beaucoup d’inquiétude sur le terrain : qu’en est-il de la construction de logements sociaux dans notre département ? Qu’en est-il de l’évolution des règles d’attribution des aides aux petites communes ? Qu’en est-il de l’évolution des aides aux associations ? »





Image de lAssembléeEn fin de séance, jean SERRET est intervu pour demander au Président du Conseil Départemental des précisions sur l'avenir des CLIC (Centres locaux d’information et de coordination gérontologique) pour lesquels les représentants du Conseil Départemental n'ont pas été désignés, à ce jour.


Pierre JOUVET a enfin rendu un hommage appuyé à Joël CREMILLEUX qui a été le Directeur Général des Services du Conseil Départemental depuis de nombreuses années et dont les fonctions s'arrêtent le 30 juin 2015. Il a salué et remercié un "homme de l'ombre" qui connait très bien les élus du département, qui a énormément contribué au développement de la Drôme ces dernières années.

Lundi 27 avril 2015 : Fonctionnement de la nouvelle Assemblée

jouvet rochas avec titresNous avons voté en faveur de la délibération proposant la baisse de 10% des indemnités des Conseillers départementaux.

C’est une mesure symbolique. En 2015, elle permettra d’économiser 38 658 Euros, soit 0,006% du budget du Département qui est de 680 millions d’Euros. En année pleine, cette mesure permettra une économie de 51 497 Euros par rapport à ce qui était réellement dépensé précédemment. L’économie n’est donc pas de 100 000 Euros par an.

Nous sommes convaincus que la vigilance sur les dépenses de fonctionnement est indispensable afin de dégager des marges de manœuvre importantes pour investir. C’est le chemin tracé par Didier Guillaume et la majorité précédente, ces dernières années.

Au-delà de la symbolique, notre groupe souhaite que cette baisse des indemnités se transforme en une action concrète et utile. C’est pourquoi, lors de la séance, nous avons proposé à l’Assemblée départementale d’accorder une subvention exceptionnelle de 38 000 Euros répartie entre deux associations :

  • Les Restos du Cœur de la Drôme : avec plusieurs centaines de bénévoles, 12 centres de distribution, ils font bénéficier plus 10 000 personnes de leurs repas dans tout le département.

  • la Banque Alimentaire Drôme Ardèche : Cette association vient de fêter ses 30 ans, elle réunit plusieurs centaines de bénévoles, elle fait bénéficier plus de 8 000 personnes de ses colis alimentaires par le biais de 66 associations relais (Secours catholique, Emmaüs, Armée du salut…). 


Notre proposition permettrait de donner un coup de pouce à deux associations qui incarnent les valeurs précieuses de solidarité. Ainsi, le symbole prendrait tout son sens et permettrait d’être utile à ceux qui en ont le plus besoin.

Pierre JOUVET, Pascale ROCHAS, coprésidents du groupe « La Drôme en Mouvement »
Patricia BOIDIN, Bernard BUIS, Luc CHAMBONNET, Martine CHARMET, Gérard CHAUMONTET, Pierre COMBES, Karine GUILLEMINOT, Zabida NAKIB-COLOMB, Muriel PARET, Renée PAYAN, Pascal PERTUSA, Pierre PIENIEK, Anna PLACE, Jean SERRET

Jeudi 2 avril 2015 : Installation

Séance dinstallation Discours de lopposition Discours de Pierre JOUVET, Co-président du groupe d’opposition « la Drôme en mouvement » lors de la Séance d’installation du Conseil départemental de la Drôme Jeudi 2 avril 2015  

 

Monsieur le Président,  

En mon nom personnel et au nom des 16 Conseillers départementaux de notre groupe de la Drôme en mouvement, je vous adresse mes félicitations pour votre élection à la tête de cette Assemblée.  

J’ai, tout d’abord, une pensée toute particulière pour notre ami et collègue Yves Jouffrey qui nous a quitté à la veille du premier tour des élections. Nous transmettons toute notre amitié à sa famille et à ses proches.  

J’adresse un salut amical à tous les Conseillers généraux qui ne se représentaient pas, à tous ceux qui n’ont pas été réélus, qu’ils soient de la majorité comme de l’opposition.  

Enfin, félicitations à chacun d’entre vous pour votre élection.   Cette nouvelle assemblée est strictement paritaire, grâce à une Loi portée par la gauche. C’est une avancée démocratique, une représentation politique qui correspond à la vraie vie. Les Conseillères générales étaient 6, les Conseillères départementales sont 19.   J’y vois le signe d’un renouvellement dont nous pouvons tous nous réjouir. Je vois aussi quelques jeunes visages, sans doute pas assez.  

Vous me permettrez de remercier les électrices et les électeurs qui ont porté leurs voix sur les candidats de gauche : 72 189 voix au 1er tour, près de 40 % des exprimés. Puis, les électeurs qui se sont portés sur la gauche au 2nd tour, dans 13 cantons où nous étions encore présents.   Vous êtes donc majoritaires. 22 Conseillers départementaux, contre 16, comme nous étions majoritaires auparavant, 26 Conseillers généraux, contre 9 et 1 non-inscrit.  

En politique, il y a le temps de la campagne électorale, de l’élection et le temps de la représentation et de l’action.   On gagne une élection grâce à ses électrices et électeurs, mais nous représentons l’ensemble des citoyens dans nos cantons, qu’ils aient voté ou non pour nous.

Les 16 Conseillers départementaux de la Drôme en mouvement s’engagent donc à représenter leur territoire, tout leur territoire, et l’ensemble de leurs habitants.  

A l’heure d’une véritable crise du politique, à l’heure où des comportements et des affaires endommagent profondément le crédit des élus, à l’heure où les gardes à vue succèdent aux démissions, à l’heure où la politique est salie et où les politiques sont souvent accusés de se servir au lieu de servir l’intérêt général et celui de leurs concitoyens, à l’heure où les Français choisissent massivement l’abstention ou le vote d’extrême-droite,   Je pense que nous avons individuellement et collectivement une responsabilité politique.

La vie a changé. La politique doit changer.  

C’est vrai à l’échelle nationale mais les enjeux nationaux ne concernent pas les élus de cette Assemblée.  

Ici, dans la Drôme, nous devons démontrer que la politique peut changer.  

La politique, ce n’est pas un système.  

La politique, ce sont les véloroutes-voies-vertes, les collèges, les CMS.  

La politique, c’est l’aide aux communes, l’investissement public.  

La politique, ce sont les grands projets de territoire.

La politique, c’est le bio dans les assiettes de nos enfants, le soutien à nos paysans, à nos associations culturelles, sportives, qui forment le lien social.  

La politique, c’est la préservation de nos ressources, de la biodiversité dans nos ENS, c’est la culture dans nos châteaux ou ailleurs.  

La politique, ce sont nos routes sur lesquelles circulent les Drômois, les acteurs du tourisme.  

La politique, ce sont nos personnes âgées chez elles ou en EHPAD, notre soutien aux personnes handicapées, aux précaires de ce monde souvent si dur.  

La politique, c’est une exigence.   Au nom de notre groupe, nous prenons 3 engagements devant les Drômoises et les Drômois : l’exemplarité, la proximité et l’action.  

Vous avez, pour votre part, Monsieur le Président, un impératif. Vous ne représentez pas un parti politique mais bien l’ensemble des Conseillers départementaux, qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition.  

Bien évidemment, vous appliquerez votre programme politique, que l’opposition ne partagera pas forcément. Mais vous devrez tous nous représenter.   Il n’y a aucun procès d’intention dans mon propos. Votre Présidence sera celle que vous exercerez. Mais nous serons particulièrement vigilants. Et l’opposition sera celle que nous construirons.  

Chacun des Conseillers départementaux réélus peut ici témoigner d’une réalité : sous la présidence de Didier Guillaume, un état d’esprit apaisé régnait dans cette Assemblée et la parole de l’opposition était respectée.  

Le groupe de gauche républicaine de la Drôme en mouvement a la volonté que cet état d’esprit perdure.   J’ai entendu votre message pour travailler en bonne intelligence. Je prends acte de votre invitation. Nous en reparlerons très prochainement.   Si être majoritaire impose des devoirs, être dans l’opposition impose des obligations.  

Notre feuille de route est claire et sans ambiguïté : nous serons une opposition constructive et vigilante, avec une parole libre, et nous ne nous interdirons aucun vote, s’il nous semble aller dans le bon sens, ni de voter contre s’il va dans le mauvais sens. Vous n’aurez jamais face à vous une opposition de posture politicienne, mais, une opposition de fond.  

Nous ne sommes pas ici pour préparer je ne sais quelle élection ou combattre Nicolas Sarkozy. Nous sommes ici pour nous préoccuper des Drômois et de leur vie quotidienne. Nous ne sommes pas responsables de tout. Mais la vie est dure pour beaucoup d’entre eux. Il nous faut AGIR, dans la limite de nos responsabilités et de nos moyens d’action.   Pour ce faire, nous vous proposerons toujours une orientation politique forte. C’est notre marque de fabrique : la solidarité.  

D’abord solidaires des hommes et des femmes, des Drômoises et des Drômois, des gens qui ont un revenu modeste, qui ont besoin d’aide comme nos anciens, les personnes handicapées, les enfants en danger qui doivent être retirés de leur famille, les personnes au RSA, nos familles avec nos centres PMI.   60 % du budget de fonctionnement du Département est consacré aux politiques sociales.  

Nous serons extrêmement vigilants à ce que les Drômoises et les Drômois des classes populaires et des classes moyennes puissent continuer à bénéficier de cette solidarité départementale.  

Parce que nous serons toujours les défenseurs du modèle social français hérité du Conseil national de la Résistance. Parce que nous sommes convaincus que si la solidarité a un coût, elle n’a pas de prix.  

Ensuite, solidaires avec les territoires.   Dans notre beau département, il y a 369 communes. 3 grandes villes mais 369 communes. Les cantons des 16 Conseillers départementaux de la Drôme en mouvement représentent 216 communes de la Drôme.  

Notre conception du développement territorial est simple : il s’agit d’être équitable.   Être équitable, ce n’est pas être égalitaire, et traiter de la même façon ceux qui ont plus et ceux qui ont moins. Être équitable, c’est donner plus à ceux qui ont moins.   Une grande ville peut boucler un projet sans l’aide du Département. Ce n’est pas le cas de La Motte Fanjas, de Verclause, de Mirabel et Blacon, de Fay-le-Clos, de Montjoux, de Crépol, de Vercoiran, de Montségur sur Lauzon ou de nombreuses autres communes.  

La Drôme est diverse. C’est cette diversité qui fait sa force. Notre ruralité doit avoir les moyens de son développement. Les ruraux ne sont pas des has been. Oui, la ruralité a un avenir. Nous voulons la défendre et la promouvoir.   Vous l’aurez compris, nous serons ici les défenseurs de ceux qui ont moins, qu’il s’agisse des Drômois comme de toutes les communes.  

Pour être solidaire, le Département peut compter sur le service public départemental. 2 800 agents, 170 métiers, une présence territoriale efficace et proche des gens. Un travail exemplaire, souvent dénigré, parce qu’il est de bon ton d’accuser les fonctionnaires de tous les mots. Mais derrière ce mot, il y a un service public, utile. Je pense à nos infirmières PMI, à nos agents dans les CMS, à ceux nombreux de la directions des solidarités, à ceux de toutes les autres directions, aux saisonniers dans les stations de ski, aux agents des routes, aux agents administratifs, bref, au service public, le patrimoine de ceux qui n’en ont pas.   Depuis 11 ans, dans de nombreux domaines, la Drôme a pris un temps d’avance. Le Conseil général de la Drôme était déjà un Conseil départemental. Les grandes orientations politiques étaient déjà départementales et non pas cantonales.  

Si chacun d’entre nous défendra les intérêts de son territoire, vous pouvez compter sur l’opposition pour être force de proposition afin que le Département continue à définir des orientations politiques pour tout le territoire et garde ce temps d’avance qui fait que la Drôme rayonne.   Cette campagne s’achève donc par votre victoire électorale. Mais une victoire électorale engage.  

Être élu n’est qu’un moyen pour agir et changer concrètement la vie de nos concitoyens. C’est ce que les Drômoises et les Drômois attendent, de vous comme de nous.   Le choix des Drômoises et des Drômois est clair et sans ambiguïté. Le peuple a toujours raison, et nous en prenons acte.   La campagne électorale est désormais terminée. Des choses ont été dites et écrites.   Je veux profiter de cette première séance pour rappeler très tranquillement certaines réalités.  

-         Les politiques de solidarité du Département sont vitales pour beaucoup de Drômois, il ne faut pas les montrer du doigt.  

-    Les dépenses sociales n’ont pas explosé parce que la collectivité était mal gérée mais parce que le RMI, désormais RSA nous a été transféré par l’Etat, parce que l’APA ou la PCH sont montées en puissance.  

-      Il n’y a pas de fraude généralisée au RSA. Il y a des contrôles stricts. Il y en a toujours eu. Parce que nous sommes pour le respect des lois.   -       Les villages n’ont pas été bétonnés depuis 11 ans. Des logements ont été construits pour les jeunes, pour les personnes âgées. 7 000 Drômois ont actuellement besoin d’un logement à loyer abordable.  

-         La Drôme est le 13ème Département le moins endetté de France.  

-         La Drôme n’a jamais contracté d’emprunt toxique.  

-         La gestion de notre dette a été qualifiée d’exceptionnelle par un cabinet d’audit indépendant.  

-         Entre 2004 et 2010 les impôts ont augmenté pour combler les désengagements de l’Etat qui a une dette à l’égard de la Drôme de 380 M€.   -         Les taux d’impôts n’ont pas augmenté depuis 2011.

-         Il n’y a jamais eu, pas plus sous la Présidence Mouton que sous la Présidence Guillaume, de matraquage fiscal sur ce territoire.  

-         Concernant le taux du Foncier Bâti départemental, le seul impôt sur lequel nous avons la main, la Drôme avait en 2004, le 47ème taux le moins élevé de France. Aujourd’hui, la Drôme a le 32ème taux le moins élevé de France.  

-         La Drôme est bien gérée, et la situation que vous trouvez est bonne. Vous avez donc des marges de manœuvre, en particulier pour investir et soutenir l’économie locale et l’emploi, et vous pouvez d’ailleurs vous en réjouir.

  -         Le 1er collège neuf construit depuis vingt ans l’a été dans la ville du député-maire de Montélimar et jamais il n’y a eu de traitement partisan des aides aux communes, dans les cantons représentés par l’ancienne majorité, comme dans les cantons représentés par l’ancienne opposition, pour la simple et bonne raison qu’il y a un règlement et qu’il est le même pour tous. L’ancienne majorité revendiquait l’équité territoriale et le traitement favorable aux petites communes mais il était le même pour tous.   J’espère que vous suivrez la même direction pour les 6 prochaines années.   Je veux le dire ici.

Didier Guillaume, qui ne se représentait pas à ces élections, a été un très grand Président du Département. Je veux lui rendre hommage car il a participé à faire de la Drôme un territoire dont nous pouvons être fiers. Je l’ai souvent entendu dire que les mandats n’appartenaient à personne et qu’on était pas élu pour laisser une trace.

Mais tout de même :   Le tunnel des Grands Goulets ;   Le Pôle Ecotox ;   Mangez mieux, mangez bio et le cartable allégé ;   Le chéquier Top’Départ ;   Les routes départementales du numérique ;   Le collège Marguerite Duras, 1er collège entièrement neuf construit depuis plus de 20 ans, et bientôt celui de Beaumont-lès-Valence.   Cette agriculture et nos beaux produits qui rayonnent tous les ans au Salon International de l’Agriculture.   Bref, la liste pourrait être encore longue tant les réalisations ont été nombreuses. Cette action, ce bilan, cette méthode de travail, nous en sommes fiers et nous la défendrons toujours dans cette assemblée.

  C’est une responsabilité importante, pour vous, comme nous, de prendre sa suite.   Pour notre part, avec mes collègues, nous continuerons à avoir de l’ambition pour notre territoire.   Nous continuerons à vouloir construire une Drôme solidaire.   Et la solidarité n’empêche ni son développement, ni la bonne gestion de cette collectivité.  

Solidarité et développement pour que le niveau d’investissement public perdure afin de soutenir nos entreprises, l’emploi non-délocalisable sur les territoires, le secteur du BTP qui souffre, particulièrement celui du bâtiment.

Solidarité et développement pour que les grands projets initiés par la précédente majorité s’amplifient, je pense aux Véloroutes-Voies-Vertes, je pense à la plate-forme de toxicologie et d’écotoxicologie de Rovaltain.  

Solidarité et développement pour que le dossier fibre optique à la maison, grâce à ADN, grâce aux 90 M€ de l’Etat, soit soutenu par la même volonté politique que celle de la Drôme en mouvement.  

Solidarité et développement pour continuer à construire des collèges, à les réhabiliter, parce que nous préférons des enfants qui apprennent dans des bonnes conditions plutôt que des enfants surveillés dans les bus ou les collèges par des caméras de vidéo-surveillance.  

Solidarité et développement pour que la Drôme continue à construire des logements sociaux et des logements à loyers abordables. Et sur ce point, j’ai une vraie inquiétude, que je partage avec les acteurs du BTP, qui ont réclamé début mars, devant la Préfecture, que des logements sociaux soient construits dans la Drôme. Nos grandes villes et nos agglomérations n’investissent pas assez dans ce secteur.

L’ancienne majorité avait déjà mis 32 M€ sur le logement depuis 2006/2007. Elle projetait d’en mettre 18 M€ sur les prochaines années. Nos entreprises en ont besoin, comme les Drômois en ont besoin, des gens plutôt pauvres, nos classes populaires et nos classes moyennes.   Le plan logement a été voté très largement par l’ancienne opposition. J’aimerais connaître votre position. Pour nos entreprises, pour les habitants de nos communes, c’est très important.  

Nous serons les relais des acteurs locaux, des chefs d’entreprises, des Présidents d’associations, des Drômoises, des Drômois de tous ceux qui bougent et se bougent pour faire vivre la Drôme. Nous avons besoin d’eux, besoin de rassemblement pour réussir. Parce que ce qui compte, ce n’est pas notre réussite personnelle, ni même la vôtre, mais bien celle de la Drôme et des Drômois.  

Monsieur le Président, mesdames et messieurs les Conseillers départementaux.  

J’invite chacun d’entre nous à la modestie et au travail.   Le niveau de l’abstention et les 49 940 voix qui se sont portées sur l’extrême-droite au 2nd tour, 4 000 voix de plus qu’au 1er tour, sont un signe. Notre République va mal. On peut évidemment tous se rejeter la faute. C’est celle de l’actuel Gouvernement, de l’actuel Président. C’est celle des anciens Gouvernements, de l’ancien Président. Cette attitude principalement faite de postures politiciennes ne nourrit qu’un camp et qu’une idéologie, celle de l’extrême-droite.   Je vous le dis comme je le pense. La vieille politique, c’est fini.   Nous devons nous renouveler individuellement et collectivement.  

Monsieur le Président, Mesdames les Vice-présidentes, Messieurs les Vice-présidents, mes chers collègues, nous avons 6 ans devant nous. Chacun notre rôle. Chacun notre place.   Dans le respect de tous.   Pour conclure, je vous renouvelle mes félicitations. Votre élection à la tête de cette belle Assemblée est l’aboutissement d’une véritable longévité politique. Vous avez été élu pour la 1ère fois Conseiller général il y a 30 ans, en 1985.   Pour ma part, je n’étais pas encore né.  

Après avoir été Conseiller municipal, Conseiller général, Conseiller régional, Maire, Député, vous accédez donc à une nouvelle fonction, et je vous souhaite bonne chance et pleine réussite dans l’exercice de cette mission. Bonne chance à vous et à votre équipe, dans votre action.   Parce que nous aimons la Drôme, que nous aimons les gens, nous souhaitons le meilleur pour notre territoire.

Vous pouvez compter sur nous pour être des acteurs du mouvement.  

Vive la Drôme !