Logo CG                             bandeau avril 2015

     S'abonner à la lettre d'information :

contactnous contacter

logo facebook   logo twitter Instagram Logo

Lundi 15 février 2016 : Séance du budget primitif 2016

Vote contre le budgetNous avons voté CONTRE le budget 2016

Au terme de cette première séquence budgétaire de la nouvelle majorité, nous avons décidé de nous prononcer CONTRE le budget primitif 2016.

D’une part, nous regrettons le manque de sincérité de ce budget et des arguments qui l’accompagnent :
-  Le Président met en avant une situation alarmiste alors que de réelles marges de manœuvre existent et permettraient de poursuivre sereinement l’ensemble des politiques de solidarité.
-  On nous annonce une baisse conséquente des dotations de l’état, ce qui est vrai, mais en oubliant de nous présenter la très importante augmentation de la compensation des aides sociales.
-  On nous annonce des économies dans les charges de fonctionnement. Elles s’avèrent minimes.
-  Le Président a annoncé un « New Deal » avec un plan d’investissement ambitieux. Nous constatons une simple augmentation de 200 K€ de la ligne, ce qui est dérisoire.
-  L’affectation de 3,5 millions d’Euros issus du Fond de compensation de la taxe professionnelle sur une ligne de réserve, sans règle d’attribution nous interroge.  

D’autre part, nous sommes en total désaccord sur de nombreux choix politiques de la nouvelle majorité :
-  Le gel de la dotation de fonctionnement au SDIS car nous considérons que ces dépenses sont indispensables et qu’il convient de donner aux pompiers les moyens d’exercer leurs missions dans de bonnes conditions.
-  La baisse des budgets liés à la prévention spécialisée, à l’insertion, au financement des missions locales, à l’embauche des emplois d’avenir, au financement des sorties scolaires, car nous considérons que la jeunesse ne doit pas être sacrifiée sur le totem des économies budgétaires et qu’elle doit même être une priorité de notre collectivité.
-  La répartition de l’enveloppe de l’aide aux communes dont la répartition nous semble inéquitable au vue des critères excluant pour de nombreuses communes.  

Notre groupe restera vigilant qu’en à l’évolution de ces politiques et à la réalité des différents engagements pris par le Président du Conseil départemental et sa majorité.


Pierre JOUVET au micro"Monsieur le Président,

Je suis d’abord surpris qu’une séance budgétaire de cette importance ne soit pas retransmise publiquement comme l’ a été le DOB. Le budget est pourtant un moment important pour les Drômois.

Ce soir, nous avons beaucoup entendu parlé de la loi NOTRe. C’est un peu comme Calimero : c’est la loi NOTRe, ce n’est pas notre faute, c’est l’Etat, la baisse des dotations…

Comme si dans le débat politique, on ne pouvait se permettre de faire des propositions et d’être innovants. Je reprendrai une phrase de la loi NOTRe : « « Au-delà de ses compétences obligatoires, le département peut également intervenir dans des domaines qui représentent un enjeu pour son territoire ».

Des possibilités sont laissées aux Départements, malgré la suppression de la clause de compétence générale. Des choix sont possibles.

Gouverner, c’est prévoir. Et vous rappelez d’ailleurs que la situation financière est saine grâce à l’action de la précédente majorité. Alors que vous ne cessez de rappeler le racket de l’Etat.  

Il faut être capable de prévoir l’avenir. La preuve avec le budget que vous pouvez exécuter grâce à l’ancienne équipe. Les finances sont saines, et je rappelle même que les recettes sont encore en progression, grâce notamment aux compensations et mesures mises en place grâce au Pacte de Matignon à l’été 2013.  

Il reste des marges de maneouvre. J’ai lu avec attention vos nombreux tweets au cours de cette journée, Monsieur le Président : Agrilocal, Manger mieux, manger bio ; 1er département bio ; cartable allégé ; filière bois ; Pôle Ecotox ; festivals de jazz…

Vous continuez à suivre les projets de Didier Guillaume et de son équipe. 

Mais un budget n’est pas un débat comptable, c’est l’occasion de porter des perspectives, des projets d’envergure.

Aujourd’hui, après presqu’un an, on ne voit toujours pas de cap, malheureusement !  

Un seule stratégie, c’est faire des économies.  

Une marque de fabrique : sacrifice de la politique jeunesse ; les difficultés rencontrées avec les pompiers ; suppression ou baisse des emplois d’avenir, des moyens pour la prévention sépcialisée et les missions locales ; refonte du règlement de l’aide aux communes… Aujourd’hui c’est la division qui domine.  

Où sont les projets portés par le Département pour les Drômoises et les Drômois ?   Une politique d’accompagnement des communes est nécessaire, mais où est le new deal, présenté à grand renfort de communication politique lors du DOB ?  

Le grand new deal, ce sont les études lancées ?  

Ce n’est pas à la hauteur de l’ambition que le Département a su porter pendant ces dernières années.  

A force d’économies et de jeu tactique et politicien, je crains que vous fassiez caler la Drôme, qu’on prenne un train de retard, qu’on aura du mal à récupérer.  

Nous voterons donc CONTRE ce budget."

Retrouvez en vidéo, nos interventions en séances :    

 

Muriel PARET, Conseillère départementale du canton de CREST, est intervenue sur la question du handicap.

"Nous avons la chance, dans notre département, d'avoir de nombreux acteurs dans le domaine du handicap, extrèmement compétents sur cette question, nous devons les associer au maximum pour faire les bons choix pour préparer l'avenir..."

 

Anna PLACE, Conseillère départementale du canton de Bourg-de-Péage est intervenue sur les questions de santé.

"Le budget de la santé est en baisse d'exactement 9,83%. Aujourd'hui, notre inquiètude porte sur l'organisation des activités de plannification et d'éducation familiales..."

 

Gérard CHAUMONTET est intevenu sur les questions économiques et sur l'investissement.

"Seulement 200 K€ supplémentaires sur la ligne prévisionnelle des investissements, nous ne voyons pas de New Deal, nous nous inquiétons même fortement du ralentissement de la dynamique d’investissement qui existait précédemment. Les mots et les chiffres ne suffisent pas à faire une politique, encore faut-il la mettre réellement en œuvre !"

Martine CHARMET est intervenue au moment du vote des taux d'imposition 2016.

« Si nous acceptons de voter ce taux d’imposition qui reste stable depuis 5 ans, nous demandons que soient mises en œuvre les politiques qui vont avec, comme c’était le cas précédemment. La majorité ne peut clairement pas demander aux Drômois de payer autant qu’avant pour moins de service. »

 

 

Anna PLACE est ensuite intervenue sur le financement des missions locales.

"La question de l'emploi des jeunes est cruciale dans notre département. Nous sommes très inquiets de la suppression des subventions aux missions locales. Pour nous cette décision ne va pas dans le bon sens..."

 

Bernard BUIS, Conseiller départemental du canton du Diois est intervenu sur l'aide aux communes

"sur les territoires, le compte n'y est pas..."

Bernard BUIS est ensuite intervenu sur les Stations de la Drôme
 

Karine GUILLEMINOT, Conseillère départementale du canton de Romans, est intervenue sur la prévention spécialisée.

"Monsieur le Président, quand j'ai été élue, il y a maintenant 10 mois, je ne pensais pas que j'assisterai au sacrifice de notre jeunesse... Nos éducateurs assurent une présence sur le terrain, au plus proche de nos jeunes, ils jouent un rôte essentiel..."

 

Patricia BOIDIN, Conseillère départementale du canton de Saint-Vallier, est intervenue sur les politiques jeunesse.

"Quand un jeune sur cinq est touché par la pauvreté, l'exclusion, la politique jeunesse est indispensable et doit être la priorité..."

 

Zabida NAKIB-COLOMB, Conseillère départementale du canton de valence 2, est intervenue sur l'insertion.

"Monsieur le Président, je vous invite à vous rendre sur le terrain à la rencontre de ces associations et de leurs usagers pour prendre conscience de leur rôle essentiel. baisser leurs subventions, c'est les condamner à court terme avec des conséquences sociales dramatiques..."

Pierre COMBES, Conseiller départemental du canton de Nyons et Baronnies est intervenu sur les questions de l'agriculture et du tourisme.

« Avec la suppression ou le recul de nombreuses politiques du département, nous allons voir l’émergence d’une Drôme à deux vitesses. La solidarité territoriale passe non pas par une répartition purement égalitaire entre les territoires mais par une répartition équitable qui prenne en compte leurs contraintes et leurs spécificités. »

 

Jean SERRET, Conseiller départemental du canton de Crest, est intervenu sur le fonctionnement des CLIC.

"voilà 8 mois que le CLIC de la Vallée de la Drôme se trouve sans poste d'adjoint, je vous interpelle sur cette question, aujourd'hui, pour la 3ème fois..."

 

Luc CHAMBONNET, Conseiller départemental du canton de Grignan est intervenu sur la Culture.

"Nous pensons qu'il faut continuer à proposer, à Grignan, un spectacle de qualité et accessible à tous... "

"Vous trouvez que la culture coûte cher ? Essayez donc l'ignorance. Victor Hugo"

 

Pascale ROCHAS, Conseillère départementale du canton de Nyons et Baronnies, est intervenue sur la question de l'éducation.

« Même si la compétence principale du Département est le suivi des collèges, nous demandons, au nom du principe républicain d’égalité, au nom de la solidarité territoriale et pour que chaque enfant est droit au même épanouissement, le maintien du programme éducatif écolier (classes découvertes et EMALA). »

 

Pierre JOUVET, Conseiller départemental du canton de Saint-Vallier est intervenu sur le SDIS

« La sécurité a un coût mais pas de prix. Il faut d’urgence renouer le dialogue avec les pompiers professionnels et volontaires qui méritent le respect et toute notre considération pour le service qu’ils rendent à la population. Nous nous opposons au gel de l’enveloppe dédiée au financement du SDIS car notre département en a les moyens. Oui, nous devons poursuivre une réflexion sur l’organisation mais dans la sérénité et la concertation »

 

Toujours sur le SDIS, Pierre JOUVET répond à Laurent LANFRAY (président du SDIS).

"Oui, cette manière de faire est la mauvaise, il faut reprendre les discussions... Les sapeurs pompiers professionnels ou volontaires ne méritent pas qu'on les mette dans cette situation..."

 

Fin de l'échange sur le SDIS entre Pierre JOUVET, Laurent LANFRAY et Patrick LABAUNE.

"Est ce qu'on a été invité à participer aux rencontres avec les syndicats ? Est ce qu'on a été invité à discuter avec les Maires ? (...)"

 

Coup de gueule de Pierre JOUVET qui répond à Karim OUMEDDOUR sur les politiques jeunesse.

"aider en priorité ceux qui réussissent à l'école et ceux qui ont le plus de facilité ? vous avez une vision étriquée de la politique jeunesse..."

 

Pierre JOUVET intervient pour exprimer la position du groupe et donner l'explication du vote CONTRE ce budget.

«Nous votons contre ce budget qui manque clairement de sincérité : des économies, mais pour quelles raisons, au vue de la bonne situation financière de notre département, et dans quel but ? Nous sommes en total désaccord avec de nombreux choix politiques de la nouvelle majorité : pompiers, prévention spécialisée, insertion, missions locales, emploi d’avenir… Nous ne voyons aucune vision, aucun cap, aucune ambition pour l’avenir de notre département. »